Micro-entrepreneur : une forme d’entrepreneuriat rassurante

Le freelancing représente une nouvelle forme de travail qui se confirme d'année en année. Les enregistrements pour ce régime fiscal simplifié de micro-entrepreneur ne tarissent pas, et l'anciennement appelé « autoentrepreneur » s'affirme de jour en jour comme un véritable chef d'entreprise. Pourtant, aucune société n'a été créé, bien que travailleur non-salarié (TNS), la plupart des micro-entrepreneurs sont des personnes qui ne sautent pas le pas de la création d'entreprise. Pourquoi ?

Des formalités quotidiennes simplifiées

Le micro-entrepreneur ne dispose pas d'obligation de tenir une comptabilité aussi strictement que le dirigeant d'entreprise. Pas de déclaration ou de paiement de TVA, pas de comptes à déclarer, gestion des revenus simplifiée… autant de temps gagné lorsque l'on travaille à son compte et que l'on ne souhaite pas passer trop de temps en administratif. Le régime du micro-entrepreneur parait également moins cher au regard des pourcentages demandés sur le CA pour le paiement des cotisations obligatoires.

Un engagement moins important

En étant micro-entrepreneur, on se sent plus libre. Les obligations de déclarations sont moins nombreuses. Changer d'adresse est gratuit, alors que les entreprises doivent payer les frais de la publicité et les taxes auprès du tribunal de commerce. Ainsi on a le sentiment d'être moins engagé en tant que personne pour le maintien de son activité, et la seule démarche d'être en règle par rapport à ses obligations administratives. 

Un risque à prendre en compte

Le micro-entrepreneur ne doit cependant pas croire que ce statut ne dispose que d'avantages. Sans création de société, les responsabilités sont illimités, cela signifie que la personne s'engage personnellement et s'endette de la même façon que son activité professionnelle. Même si un compte bancaire dédié est dorénavant demandé, il s'agit surtout d'un aspect pratique pour faciliter les contrôles et la gestion de ses finances quotidiennes. Malgré cela, le statut de micro-entrepreneur demeure séduisant, surtout depuis l'augmentation des plafonds de chiffres d'affaires autorisés pour pouvoir rester sous ce régime.